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Professione: reporter

Alias: Profession: reporter

Alias: Passenger, The

Synopsis:

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Excellent2 cotes (50,0%)
Très bon1 cotes (25,0%)
Bon0 cotes (0,0%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen1 cotes (25,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

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10
23 sep
2009

Par NicoMyers il y a 2 ans et 4 mois
vu en anglais, version originale
Juste magnifique. J'aurais aimé n'écrire que ces deux mots pour ma critique, après avoir découvert Profession : Reporter de Michelangelo Antonioni. Car il est bien difficile pour moi, pauvre apprenti critique du web que je suis, d'exprimer mes sentiments. Peut-être étais-ce la présence de Nicholson, les apparences de thriller presque hitchcockien donné au commencement de l'intrigue ("intrigue" qui disparaît vite pour laisser place aux errements desespérés du héros), en tout cas ce fut le plus envoûtant des films signés Antonioni. Un voyage, de l'Afrique à l'Espagne, qui petit à petit révèle l'impasse dans laquelle se trouve Locke/Robertson, reporter blasé qui pensait fuir la (dure) vie éternellement. Il finira par comprendre à quel point l'homme est seul au monde, enfermé dans son petit corps - "je ne l'ai jamais connu" sont les paroles qui closent le film. Tout cela symbolisé par l'échange d'identité de Locke et Robertson, le trafiquant d'armes mort d'une crise cardiaque, sur un coup de tête apparemment inexpliquable de Locke. Mais comme je le disais, pas facile de parler de ce film qui nous échappe ; il nous fait toucher bon nombre de grandes vérités, nous transcende même, pour peu qu'on parvienne à aborder le style d'Antonioni - et ses lenteurs habituelles, qui rebutent sacrément à la découverte de ce réalisateur. On atteint l'état de grâce lors du final magnifiquement filmé en plan-séquence, et son dénouement mystérieux, voire mystique, dans la lignée de la disparition non élucidée de L'avventura et les mimes qui jouent au tennis dans Blow Up. Mais là, c'est d'un tel génie, d'une telle force, d'une telle beauté, qu'aucune oeuvre d'Antonioni ne m'avait parue si courte !

9.5
18 fév
2009

Par JM2L il y a 2 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale

5
13 jui
2008

Par Alligator il y a 3 ans et 6 mois
vu en anglais
Je n'ai pas accroché. Pourtant il y avait de quoi : Nicholson, le désert, l'Andalousie et Barcelone. Je débutais le film avide. Je le termine à vide.

Antonioni n'est pas un médiocre question cadre, mise en scène, il y a en effet quelques idées réjouissantes, de très beaux plans, des séquences intrigantes. Le flash-back de la conversation entre Robertson et Locke, flash back intégré dans un même mouvement de caméra. La caméra bouge beaucoup. Comme dans ces voitures qui passent, droite, gauche, droite pour s'arrêter sur la tablée en bord de route. Ou bien ce long plan séquence final, qui passe à travers la grille, un plan bien mystérieux.

Mais, je me suis fait chier. D'abord gentillement. Le passage africain me pose encore des questions. Pourquoi tel ou tel plan? Pourquoi une telle lenteur? Pourquoi ces questionnements et ces questions creuses?

Et puis je me suis fait chier officiellement. Tout de même, il y a de quoi. Les personnages sont particulièrement emmerdants. Dépressifs. Semblant désincarnés. Déjà morts. Sans révolte. Sans vie quoi. Quand Nicholson demande à Schneider "Qu'est-ce que tu fous avec moi?", je me demande ce que je fous avec ce film.
L'histoire de l'aveugle qui recouvre la vue et se suicide ne supportant pas de voir la laideur du monde me fait prendre conscience de tout le film. Du pourquoi il ne m'atteint pas. Le monde est laid ET beau, n'en voir qu'une face est d'une telle fadeur. Voilà, les personnages sont cons et ternes. Sans sel. Chiants. Le coeur à plat. Et de ce fait ne m'émeuvent pas. Nicholson a beau fuir sa mort annoncée, a beau essayer de trouver un sens à sa vie, une identité, la beauté dans son existence, je m'en cogne. C'est triste parce que je sens bien qu'Antonioni en a sous le capot. On dirait que son personnnage fait semblant de survivre. Je n'y crois pas. Lui non plus.
Et puis il filme admirablement les grands espaces, le vide du désert (avec Nicholson souvent de dos). Dès qu'il y a du monde et du mouvement, c'est un peu moins parlant. La dense Barcelone passe presqu'inaperçue (à part un très joli et gonflé plan en plongée depuis le téléphérique).

Ca va être dur de retenter un Antonioni.

8
28 jun
2008

Par variation il y a 3 ans et 7 mois
vu en anglais
Un reporter (grandiose Nicholson) prend l'identité d'un mort, qui s'avère être un trafiquant d'armes.
Avec ce pitch, on peut s'attendre à de l'action. Oui mais voilà, on est chez Antonioni et l'esprit l'emporte sur le physique.
Une quête (identitaire???) à travers un voyage qui sent la mort (elle plane sur beaucoup de séquences).
C'est Antonioni donc il n'y a pas 36 solutions, on accroche ou on accroche pas!

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