| Réalisateur: | Fritz Lang |
|---|---|
| Année: | 1922 |
| Acteurs: |
Rudolf Klein-Rogge |
| Genres: |
Horreur |
Synopsis:
À venir...
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Critiques affichées: 1 à 5 sur 5 trouvée(s)
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Par mab_888 il y a 2 ans et 4 mois
vu en allemand
Par NicoMyers il y a 2 ans et 7 mois
vu en muet
Neuvième film de Fritz Lang, mais premier chef d’œuvre reconnu de sa filmographie (mis à part Les Trois lumières, les autres sont restés plutôt méconnus), Docteur Mabuse le joueur est un film de plus de 4 heures en deux parties. La première, la plus longue et la plus longuette, de 2h30, nous présente petit à petit les personnages, le Docteur Mabuse, ses alliés et ses ennemis. De cette partie on peut retenir la superbe scène d’hypnose du point de vue subjectif de l'inspecteur ou encore la poursuite en voiture qui s’ensuit, scène rythmée aux mouvements de caméra saccadés. La deuxième partie nous montre les événements qui mèneront à l’arrestation tant attendue du diabolique Mabuse. Les deux dernières scènes, celle du spectacle de prestidigitation et celle de la fusillade, suivies de la fuite de Mabuse, remontent considérablement la tension du film. Mabuse, le roi de l’hypnose, de l’illusion, se fait lui-même prendre au piège de l’imagination et de la folie, avant de tomber dans son amas de faux billets. Le jeune Fritz Lang maîtrise tellement le 7° art qu’il arrive à nous raconter une intrigue longue et très complexe par le seul biais d’images muettes. Pour arranger le tout, les acteurs sont excellents, offrant une galerie de personnages mémorables (l'assistant accro à la cocaïne, la comtesse). Et malgré, comme je l’ai déjà dit, quelques passages à vide, Docteur Mabuse est un grand film, qui restera majeur dans l'Histoire, aux côtés de Metropolis et de M le Maudit ; passionnant, violent, entre gangstérisme et fantastique, il montre jusqu’à quelles démesures peut mener l’avidité de l’argent mais surtout du pouvoir. Il s'inscrit aussi dans la culture de l'époque (comme l'indique le sous-titre de la première partie "une image de notre temps), celle des Fantomas, et prévient d'un mal à visage humain.
Par Vince il y a 3 ans et 0 mois
vu en muet, version restaurée
Wow ! Fritz Lang...
Un film de quatre heures présenté en deux parties qui passent tellement vite. Plusieurs scènes macabres mémorables (la scène de l'incitation au suicide, les scènes fantômatiques, les scènes d'hypnoses, ...), vraiment Lang contrôlait à merveille le hors-champ et le cadrage. Quelques trucs narratifs intéressants (la biographie express en flashback du propriétaire de bar... en 1922 vraiment!).
Les personnages sont mémorables, la gang de fucké à Mabuse est délirante à souhait, surtout le coké qui a plein de tics. Une vraie gang de malades. Avec le Dr. Mabuse, Lang venait d'inventer l'un des meilleurs villains de l'histoire du cinéma. C'est l'ancêtre d'Hannibal Lector, sans aucun doute. L'inspecteur est un peu moins extraordinaire et parfois on le trouve épais de ne pas trouver la solution plus vite (un point faible du film). Il y a aussi deux très beaux personnages féminins, je vous laisse les découvrir.
Le scénario exploite plusieurs nouvelles peurs comme la récente découverte de la psychanalyse, l'automobile, le manque de moralité dans le capitalisme (déjà en 22) dans une société allemande où reignait une atmosphère de morosité après la confuse défaite de 1918, ainsi que la naissance d'un nouveau mouvement politique qui deviendra le parti national-socialiste.
Précurseurs de plusieurs films, on ne s'étonne pas après avoir vu ce film que Lang était tant aimé du grand Hitchcock.
Par Alligator il y a 4 ans et 1 mois
vu en muet
Sur le plan esthétique, de la mise en scène, Fritz Lang maîtrise à n'en pas douter. Ses cadrages proposant une mise en valeur des décors grandioses, judicieusement expressifs ainsi que la mise en place des comédiens, toujours une nette impression d'assurance et de sureté.
Après le personnage de Mabuse, ainsi que son pendant, honnête... honnête?, le procureur Wenk, ne m'inspirent pas grand chose.
Si ce n'est qu'à l'évidence ce noir personnage fait penser au Fantômas de Souvestre et Halain, son côté maléfique, cette puissance inexorable, sa cruauté malade, et puis comment ne pas penser au Scarface d'Hawks, notamment dans la fusillade barricadée finale.
Ensuite la portée politique (nazisme, capitalisme) ou mystique, philosophique (le sur-homme nietzschéen) m'apparaissent certes, mais sans pour autant me faire remuer la queue.
Le film ne me parle autant que je l'espérais.
Par Jean le spectateur il y a 5 ans
vu en anglais
Un film étonnant sur le capitalisme au début du 20e siècle (sur un mode allégorique), oscillant entre immoralisme et enquête policière. Un très bel ancêtre du film noir. Par ailleurs, on remarque l'influence des "Vampires" de Louis Feuillade (1915).
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