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Man of the West

alias : Homme de l'Ouest, L'
 

Détails IMDB

Tous 8.75/10 (2)

Année : 1958

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Réalisateur : Anthony Mann
Genres : Western
Acteurs : Gary Cooper
Lee J. Cobb
Julie London
Arthur O'Connell

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Naked Spur, The (Anthony Mann,1953) 
Critiques des usagers

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Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

JM2L : 9/10
pour la version originale vue en anglais
(2009-06-06 : il y a 9 mois)
_______________

En 15 minutes, tout est posé... le reste ne sera que le plaisir de voir comment les choses vont se décanter.

Mann sait parfaitement que l'action sans tension ne vaut rien et il met toute la tension imaginable pour un spectateur du XXe siècle, celle entre autres née du conflit le plus terrifiant qui soit s'il ne peut se résoudre pacifiquement, celle du père et du fils. Il y a d'ailleurs des accents karamazoviens dans les rapports de cet Homme de l'Ouest avec son oncle et ses cousins. Le personnage féminin s'intègre avec la même humilité et la même justesse que Cooper dans le jeu de ces humiliations, rapports de force, luttes de fierté adolescente, de pouvoir ou d'influence...

Un scénario qui contient donc beaucoup des passages, personnages obligés (le bavard trouillard et inconscient de la Chevauchée Fantastique) du western et Mann se charge de les utiliser à merveille, de les transcender, de les porter à ébullition de leur humanité (fût-elle viciée) dans une mise en scène impeccable qui joue sûrement et discrètement avec les plongées (grange/maison - l'arrivée de "Claude" et un plan tout simple sur "Link") et qui prolonge ce que les dialogues ont tu.

"Link", le lien entre la sauvagerie et la civilisation?

Un des très grands westerns.

Alligator : 8.5/10
pour la version vue en anglais
(2008-01-28 : il y a 2 ans)
_______________

Encore et encore un western massif de Mann. Comment fait-il le bougre?

Par bien des aspects le combat intérieur, entre le bien et le mal, la barbarie et la civilisation, entre le passé et le futur, ces ritournelles métaphysiques qui passent sur le visage tendu de Gary Cooper ne sont pas loins des déchirements introspectifs de James Stewart dans L'appat.
De la même manière, Mann utilise l'environnement pour placer les individus dans une prison métaphorique. Dans L'appat il s'agissait des forêts et des montagnes pour clore l'horizon des personnages, ici ce sont les enclos et les roues de charriot qui emprisonnent.

Le combat que mène Cooper est tout autant sinon plus moral que celui de Stewart. Il est aidé en celà par une mise en place des personnages dans le cadre. Différence de niveaux, de classes, entre un John Dehner presque sous terre, dans les détritus et un Gary Cooper au dessus, entre ciel et terre, entre paradis et enfer. De même que le fantômatique Lee J. Cobb, en haillon, errant tout le long du film dans un jeu de dupes où il ne sait finalement plus qui il est. Découpant la crête de la montagne sur des séquences près de la fin du film, il parait vagabonder ne sachant où aller. Il finira par dégringoler plus bas que terre, au fin fond des enfers.

C'est donc à un film amplement métaphysique, à la mise en scène parfaitement en adéquation avec cette ambition que nous invite Anthony Mann.
Malgré les couleurs affadies de l'édition Carlotta, il n'en demeure pas moins que c'est un spectacle tout autant divertissant que troublant et démontrant le talent extraordinaire du cinéaste.

Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

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