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| Ville: | - |
|---|---|
| Pays: | France |
| Inscription: | 28 janvier 2004 il y a 8 ans |
| Dernière visite: | 22 février 2012 il y a quelques minutes |
| instructif (histoire, culture...) | ||
| 1 | évasif (imaginaire, distraction...) | |
| artistique (costumes, style...) | ||
| spectaculaire (effets spéciaux, poursuites...) | ||
| 2 | émotionnel (rires, suspense...) | |
| idéologique (politique, valeurs...) |
Critiques affichées: 1 à 12 sur 3598 trouvée(s)
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Saikaku ichidai onna (Kenji Mizoguchi, 1952)
il y a 1 jours 2h
vu en japonais
Roman d'un tricheur, Le (Sacha Guitry, 1936)
il y a 2 jours
vu en français
Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)
il y a 5 jours
vu en anglais
Aliens (James Cameron, 1986)
il y a 7 jours
vu en anglais, version Director's Cut
Killers, The (Don Siegel, 1964)
il y a 9 jours
vu en anglais
Furies, The (Anthony Mann, 1950)
il y a 12 jours
vu en anglais, version restaurée
Critique du 07/10/10 :
Il me faudra y retourner sur celui-là, je n'ai pas l'impression d'avoir bien suivi. L'édition Criterion est superbe, mais la vivacité des dialogues et les particularités vocabulaires du grand ouest, associés à un accent et une diction des personnages pour le moins colorés m'ont fait perdre parfois la subtilité des échanges.
Mon état de fatigue en cette fin de soirée m'a bien malmené ensuite.
Bref, je ne suis pas certain d'avoir bien tout assimilé et entendu.
J'ai bien compris que le film est d'une richesse toute Mannienne, encore que je le suppose même plus profond encore qu'à l'habitude. L'action n'a finalement que peu de place ici devant la très ambigüe relation père-fille qui lie Walter Huston et Barbara Stanwyck.
Western très psychologique, quasi incestueux, très affectif dirons-nous pour couper court à quelque chose que je ne maîtriserai pas tant que je ne le reverrai pas.
Même si j'étais pas loin de comater (j'exagère un chouïa pour fleurir le propos), j'ai quand même bien remarquer la fin gâchée, j'ai envie de dire bâclée, n'ayons pas peur des mots.
***SPOILER:
On a l'impression désagréable que le happy-end arrive de manière peu crédible. Comment Vance peut-elle "oublier" l'atroce assassinat de son ami-amour Juan, en pardonnant en deux coups de cuillère à pot à ce père qui l'a reniée sans remords, pour ne pas lui léguer les Furies. Un père qui semble avoir des sentiments qui volent du noir au blanc en un éclair sans la moindre profondeur, sans le commencement d'un regard critique sur celles et ceux qui l'entourent, ni encore moins sur lui-même.
***fin du SPOILER
J'ai été étonné par la photographie par moments extrêmement sombre. Les silhouettes, plutôt les légers halos de pâleur dans les ténèbres offrent un curieux spectacle de spectres et sons mystérieux, inquiétants fantômes ou monstres tapis. C'est plutôt couillu de prendre de tels risques de mise en scène pour un western.
Bref, un très intéressant western, de ceux qu'on évoque avec respect mêlé d'admiration, de ceux qui haussent le genre au plus haut. Plus qu'un très grand western, c'est un très grand film. Un film important, c'est pourquoi je le reverrais bien volontiers.
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Nouvelle critique:
Je ne sais pas trop pourquoi j'avais cru ne pas tout percuter des dialogues la première fois que je l'ai vu. En effet, l'accent est tranchant, mais les acteurs sont assez compréhensibles.
Quoiqu'il en soit, j'ai été une nouvelle fois confronté à ce plaisir que le cinéma d'Anthony Mann sais si bien nous procurer, cette sensation d'assister à un grand film, un western plus grand, plus haut, plus fort qu'à l'habitude, à un spectacle tragique, au-dessus de la mêlée des hommes, pour mieux en appréhender les coins et les recoins. Les westerns de Mann dépassent le genre en le manipulant de telle sorte que les ingrédients habituels s'en trouvent déviés pour ressortir neufs et profonds.
Ces "Furies" portent bien leur nom et donnent au western ses lettres de noblesse en le faisant rejoindre ses ancêtres antiques, ceux de la tragédie grecque. La relation plus qu'ambiguë, très physique et fusionnelle entre le père (Walter Huston) et la fille (Barbara Stanwyck) ressemble à ces histoires de tordus qui fondent les mythes immémoriaux ou même les cultures, les morales et les explications du monde.
Perturbant et beau, ce film n'est pas un frêle objet, il est massif comme ces blocs de pierre qui dévalent une falaise, il est vaste comme le ciel que les sempiternelles contre-plongées de Mann met toujours au dessus de ses personnages, comme pour les enfermer, les tenir sous le socle d'un univers fermé, comme si les astres devaient restés les seuls témoins (avec nous, spectateurs sacrés foutus privilégiés), lointains mais éternels. Il y a de l'immuable dans le cinéma d'Anthony Mann, de profondément métaphysique.
Peut-être moins présente toutefois que dans les autres créations de Mann, la nature est ici le jouet des convoitises de propriétaires terriens avides d'espaces et d'argent, elle souffle sur les braises de la cupidité de chacun avec beaucoup de force.
La photographie de Victor Milner joue beaucoup sur les soleils couchants, cette lumière entre chiens et loups. Le noir et le blanc est on ne peut plus approprié pour mettre en valeur la dérive de tous ces sentiments malheureux.
Dans ma première chronique, je fustigeais un dernier retournement du personnage joué par Barbara Stanwyck vis à vis d'un père qui l'avait abandonnée et était allé jusqu'à assassiner son meilleur ami. Effectivement, l'amour pour le paternel est bien le plus fort. Ce qui est le plus curieux, c'est qu'à ce second visionnage, je n'ai pas du tout été gêné par ce revirement, finalement tout à fait crédible, dans la droite ligne des perturbations que connaissent ces deux personnages.
Picture Perfect (Glenn Gordon Caron, 1997)
il y a 12 jours
vu en anglais
J'ai ce dvd parce qu'il fut un temps où j'estois un jeune et fringant admirateur de Jennifer Aniston. J'étais fan... amoureux peut-être même? Je vais le revendre, c'est certain.
C'est toujours une très belle actrice. Elle joue plutôt bien, même si elle n'est pas excellente et choisit souvent mal ses films. Elle tient bien ses rôles et a parfois des instants d'une très belle invention scénique, très particulière, propre à son style, identifiable et talentueuse à la fois. Mais disons qu'avec le temps, va, tout s'en va, et l'émoi donzello-cinéphile trouve une certaine sérénité, l'on prend un peu de recul et se rend compte que le film est très moyen.
Le début du film est très long... à telle enseigne qu'on pourrait dire sans rire qu'il fait la moitié du film. D'autre part, la fin fait terriblement factice. Ça sonne creux. Bref, on se retrouve qu'avec un tout petit bout de film correct à se mettre sous la rétine.
De plus, le film n'hésite pas à sortir l'arme lourde pour contenter le chaland en profitant au maximum de la plastique, il est vrai très plaisante, de l'actrice principale. Je pourrais faire un discours sur le déshabillé qui met en valeur de façon tellement spectaculaire les chairs et les courbes de Jennifer Aniston. Mais ça parait terriblement insuffisant pour faire un argument de film, non?
L'idée de base du scénario semble plutôt bonne a priori mais la mayonnaise ne prend jamais. Il y aurait eu d'autres personnes aux manettes, peut-être que...? Mais y a pas, la réalisation de Glenn Gordon Caron effleure l'histoire, reste molle et plan-plan.
Surtout, à part Jennifer Aniston et quelques rares acteurs intéressants comme Kevin Dunn et Illeana Douglas, le reste de la troupe est médiocre. Dans toute comédie romantique il est nécessaire que le couple "vedette" soit à la hauteur de l'évènement amoureux auquel le public veut assister. Or, Jay Mohr est invisible. Pauvre gars, on ne le voit pas. Insipide. Amorphe. Que dire? Sa filmographie. Regardez et vous comprendrez qu'il ne fasse que quelques apparitions ici et là. Le pauvre m'a tout l'air sympathique, mais foutre qu'il est mauvais! On a envie de lui mettre des paires de claques pour qu'il prenne vie, c'est malheureux!
Les forces de ce film sont bien minces. Bluette ni drôle, ni émouvante, "Trait pour trait" ennuie très vite. Évitable.
Drácula (George Melford, 1931)
il y a 13 jours
vu en espagnol
J'ai lu quelques critiques, rapides, mais prometteuses sur ce film. Et j'ai l'impression qu'il y a méprise. J'ai été catastrophé par la plupart des éléments du film.
Commençons par ce qui trouve grâce à mes yeux, ce sera plus simple : j'ai beaucoup aimé les décors et le travail très artisanal, mais tellement beau sur les décors et notamment les effets visuels par "matte painting". Les intérieurs gothiques du château comme les extérieurs magnifiques représentant les lugubres Carpates, entre profondeur et hauteur, donnent un aspect torturé aux formes et aux silhouettes dans un mouvement poétique plutôt heureux, une imagerie sulfureuse, même si quelque peu chargée.
Malheureusement, tout de suite j'ai été indisposé par un montage très maladroit et surtout très con. Quand un montage ose resservir le même plan plusieurs fois à quelques secondes d'intervalle, on peut parler de "connerie". En tout cas, le monteur Arthur Tavares -ou sûrement bien plus la production- a insisté sur ces répétitions et prend donc le spectateur pour un imbécile. D'entrée, je m'énerve.
Ensuite, le jeu des acteurs ou plus généralement la direction de ceux-ci m'ont éreinté très rapidement. Ils usent et abusent de gestuelles grandiloquentes, de grimaces ineptes, grossières que le pire muet vomirait. Les singeries de Pablo Álvarez Rubio (Renfield) ou les rictus constipés de Carlos Villarías (Dracula) amusent dans un premier temps, puis irritent, c'est selon le degré de tolérance. Faut croire que le mien était bien bas. Ca a été rapide. L'humeur du moment n'était pas à cette gaudriole. Le plus dramatique c'est qu'il n'y a pas un acteur pour en rattraper un autre. Tous sans exception en font des caisses, sonnent faux comme c'est pas permis.
Ce film appartient à Universal, la version espagnole de l'époque du film de Browning. Et se révèle une purge, d'un chiant monumental. Parce qu'en plus d'être mauvais, les acteurs nous imposent un rythme dans la gestuelle comme dans la diction d'une lenteur abominablement considérable. Le rythme est désastreux, artificiel.
Par dessus le marché, comble de faux et usage de faux, on a droit à des stock shots avec la trogne de Bela Lugosi de la version de Browning, vous le croyez ça? Ils "osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnait".
Un peu plus d1h40 de franche médiocrité. D'aucuns diraient qu'à l'époque le rythme et les conventions scéniques étaient... naaaan! Cacas de taureaux! Ne me la faites pas celle-là! A l'époque il y avait depuis belle lurette des films magnifiques, superbement écrits, à l'architecture rutilante, à la mécanique imparable, bien joués etc. Ce film est mauvais, point barre.
Associé, L' (René Gainville, 1979)
il y a 13 jours
vu en français
Avant de tomber sur ce dvd à 1 ou 2 euros, je n'avais jamais entendu parler de ce film. Pourtant, il réunit une flopée de comédiens importants, du moins à mes yeux de friand, un trombi étonnant donc, vu le peu de notoriété du film.
L'histoire est une fable morale assez rigolote, mais également plutôt mal foutue. Malheureusement, il faut se rendre à cette évidence. La mise en scène n'est pas du tout aboutie. Je dirais qu'elle est merdée que je ne saurais me donner tort. On déplore un manque de liant entre certaines scènes, un style souvent maladroit, sans réelle cohésion, d'aspect "amateur", foutraque, qui peut être apprécié comme on déguste les approximations et les naïvetés d'un bon nanar. Pourtant, le ton se veut, non pas sérieux, mais disons... pas vraiment clownesque non plus... un entre-deux où je me perds, dans un comique un peu austère, sauf pour quelques scènes franchement burlesques (notamment celles de Bernard Haller).
Michel Serrault par exemple garde une certaine gravité de ton tout le long du film. Son personnage est un entrepreneur ambitieux, mais personne ne lui accorde un quelconque crédit au sens littéral comme au figuré. Aussi s'invente-t-il un associé britannique et il commence une ascension fulgurante dans le milieu des affaires, puis de la politique. Les proportions que prend son "invention" sont dévastatrices : il est alors prisonnier de son mensonge. C'est plutôt cocasse même si peu original.
Surtout le film vaut le coup d'œil pour sa distribution, comme j'écrivais plus haut. Il regorge de trognes succulentes comme Marco Perrin, Henri Virlojeux, ou Judith Magre mais aussi de très belles actrices, comme Claudine Auger, un peu âgée mais toujours belle comme un cœur, resplendissante, ainsi que la toute jeune Catherine Alric, une comédienne chère à mon cœur et à ma cinéphagie de galopin.
Curieux également parce qu'on y entend Pierre Mondy doubler un acteur allemand (Vadim Glowna), mais plus encore Francis Perrin doublant Mathieu Carrière... pour des raisons qui m'échappent complètement.
Un drôle de petit film, pas très bien filmé mais très bien garni.
Attention, l'édition dvd est d'une médiocrité sans nom. Horrible compression assurée!
You've Got Mail (Nora Ephron, 1998)
il y a 15 jours
vu en anglais
Oh! Je m'attendais à bien pire. J'avais un souvenir très mitigé, celui d'une comédie romantique poussive et finalement tout n'est pas à jeter.
Certes, les acteurs dérapent un peu par moments. Notamment Tom Hanks en fait peut-être un peu trop, débordant du cadre austère dans lequel le personnage semble appartenir au début. Sa trop grande humanité tombe un peu du ciel. Surtout, il n'est pas avare de mimiques destinées à charmer le public.
On pourrait faire ce même reproche à Meg Ryan d'ailleurs si l'on était quelque peu honnête. Mais je ne le suis pas quand il s'agit de cette actrice. Qu'elle fasse des grimaces tant qu'elle veut, j'en redemande, je craque sur sa gestuelle qui n'appartient qu'à elle. Ce petit bout de bonne femme me parait incarner la féminité des années 80 à elle tout seule, un charme vivant, palpitant, intense, une beauté à nulle autre pareille.
Je ne sais dans quelle mesure elle contribue à donner au film, dans mon imaginaire, ce style, cette marque des années fin 80 début 90. Tom Hanks, roi du box-office dans cette période, y a une part importante également.
Sans parler de l'approche "romantique" de l'internet balbutiant. C'est surtout le jeu des comédiens, cette propension à la grimace, non pas pour créer le gag, mais seulement enrober l'ordinaire et le quotidien d'une couche de coolitude souriante et les deux acteurs s'en donnent à cœur joie. Bref, le film est très ancré dans son époque.
Il est très new-yorkais ou du moins veut l'être, avec cette fausse rusticité bobo dont se parent les élégants intellectuels des grandes capitales culturelles. L'empreinte allenienne est nette, elle fait saliver Nora Ephron, c'est pour moi évident. Meg Ryan voudrait s'habiller comme Diane Keaton qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.
Même s'ils paraissent finalement peu crédibles, un brin stéréotypés, passant par des routes archi-balisées, les personnages n'en sont pas moins sympathiques en fin de compte, de façon inattendu en ce qui me concerne, et la comédie est agréable, le spectateur satisfait.
Angel Heart (Alan Parker, 1987)
il y a 15 jours
vu en anglais
Ouch! Aussi longtemps qu'il m'en souvienne, j'ai toujours adoré ce film. Combien de fois l'ai-je vu? 20 ou 30? Cela faisait pourtant une bonne troisième année consécutive que je venais de passer sans avoir mis la galette dans le lecteur.
Mais cette fois, ce fut exceptionnel par la nature du disque : il est devenu blu-ray. Et à part l'effet spécial du film, déjà très visiblement risible à l'époque (les yeux satano-fluorescents du bambin à la fin), le film dégage une maitrise visuelle et scénaristique encore et encore épatante. Et de m'interroger sur le sort funeste qu'a connu la célébrité d'Alan Parker. Le cinéaste britannique ne jouit pas d'une reconnaissance méritée, du moins est-ce une impression personnelle.
Cet "Angel Heart" dans la forme constitue une sorte d'alliage entre le film noir et le film fantastique, avec une réelle incarnation des personnages. Un film où les chairs sont mises à mal, un film douleur où la sexualité finit dans le rouge, où la sensualité du sud moite et chaud offre un très fascinant contraste avec la New-York enneigée et bleutée. Le travail de Michael Seresin sur la photographie est à ce propos d'une telle finesse d'exécution que j'en sors toujours ébloui. En plus de proposer une histoire prenante et d'une intensité rare, le film est donc beau. Le Blu-Ray rend justice à ce très bel objet.
L'habillage sonore vient accompagner le plaisir des yeux avec une musique jazzy, blues la plupart du temps, sur laquelle Trevor Jones ajoute des effets sonores bienvenus dans le but de maximiser l'effroi du spectateur. Très bel usage de la musique donc. Le compositeur parvient à sublimer une ambiance rétro, post-guerre 45, par sa musique. Un travail remarquable.
Je ne me souviens plus trop de "Rusty James", mais je crois que le jeune Mickey Rourke trouve là son meilleur rôle, complexe, torturé à souhait, écrasé par une révélation effroyable. Il est excellent de bout en bout de son histoire. Assez jeune encore, il use formidablement bien de son physique, naturel à l'époque, pour charmer les personnages féminins et par voie de conséquence les spectateurs et crée ainsi un détective roublard, plutôt cool et plein de doutes, de peurs, bref couvert d'humanité.
A noter que Lisa Bonet qu'on a connu dans la série "Cosby Show", a un petit rôle extrêmement sexy. Son frais minois s'oppose à la morbidité de l'histoire.
Entre inceste, meurtres en série, satanisme, vaudou, addiction et spiritisme déviant, le film erre longtemps sans but précis laissant le public dans une espèce de délectable expectative.
Tommy (Ken Russell, 1975)
il y a 20 jours
vu en anglais
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